Le «complexe de subluxation vertébrale» (CSV) est un mauvais fonctionnement de l’articulation entre deux vertèbres. Cette pathologie est accompagné d’une perte de qualité du mouvement articulaire et d’un bris d’équilibre biomécanique, physiologique et neurologique. Ces changements de la dynamique du corps peuvent être la source de divers problèmes de santé.
La colonne vertébrale est une structure mobile qui assure la protection de la moëlle épinière, le lien de communication essentiel avec le cerveau. Si les vertèbres et les articulations qui composent la colonne vertébrale subissent un traumatisme ou sont blessées, et ce, même légèrement, celles-ci deviendront une source d’interférence à la transmission de l’influx nerveux en provenance du cerveau. L’influx nerveux est un courant électrique qui parcourt les nerfs et qui envoie des messages aller-retour au cerveau. Une entrave au cheminement de ce dernier perturbera la physiologie du corps et pourra entraîner des problèmes de santé.
Les causes d’un CSV
Tout facteur qui provoque un déséquilibre structural de la colonne vertébrale est susceptible de causer, à plus ou moins long terme, un CSV : traumatismes et chutes, processus de la naissance, mouvements répétitifs, ergonomie au travail déficiente, changement de poids, arthrose, faiblesse musculaire, sédentarité, etc.
Les conséquences d’un CSV
Tout au long de votre vie, la colonne est soumise à des demandes biomécaniques qui peuvent désorganiser une unité vertébrale. Ces demandes amèneront des déséquilibres (subluxation) au niveau des ligaments et des tendons.
Si la subluxation n’est pas corrigée, elle peut entraîner des changements variés au niveau des tissus adjacents et devenir un ensemble, un complexe de changements anormaux, d’où le nom de complexe de la subluxation vertébrale.
Les changements observés se regroupent en 5 composantes d’un CSV :
1- KINÉSIOPHATHOLOGIE : le mouvement est anormal entre deux vertèbres
2- NEUROPATHOLOGIE : les nerfs, les capteurs de mouvement et la moëlle épinière perdent leur capacité de bien acheminer l’influx nerveux aux organes, muscles et vaisseaux sanguins et faussent les informations vers le cerveau.
3- MYOPATHOLOGIE : les muscles, associés à ces racines nerveuses déficientes, montrent de légers spasmes persistants. À moyen terme, on remarque une perte de position normale des vertèbres et à long terme, on observe des changements de posture.
4- HISTOPATHOLOGIE : la circulation sanguine est déséquilibrée et amène l’apparition d’inflammation qui empêche la guérison normale des tissus (disques, ligaments, etc.)
5- PATHOPHYSIOLOGIE : des dépôts de sel de calcium vont infiltrer les tissus malades et les articulations, ce qui amènera l’apparition d’arthrose.
L’approche chiropratique
Grâce à des examens cliniques (postural, orthopédique, palpatoire) et des radiographiques, le chiropraticien pourra déterminer s’il y a des signes de CSV et de dérangements de la neurobiomécanique vertébrale.
L’approche chiropratique visera à corriger les complexes de subluxations vertébrales, c’est-à-dire stimuler le système nerveux en augmentant la mobilité des vertèbres touchées. Le traitement chiropratique consistera donc en des ajustements qui rétablissent la bonne synergie entre les structures vertébrales et nerveuses pour ainsi réduire le stress à la région. De plus, le chiropraticien favorisera la relaxation des muscles par du travail musculaire et des tissus mous ( muscles, tendons, ligaments, fascia). L’objectif des soins chiropratiques est de réduire la douleur, restaurer la biomécanique de la région et prévenir la réapparition des épisodes douloureux. À la suite d’un diagnostic chiropratique, la nature et la durée des traitements varieront selon l’importance du CSV, l’âge et l’occupation du patient.
Il est à noter cependant, qu’un examen chiropratique régulier est essentiel à la prévention de l ‘apparition d’un CSV. Cette évaluation périodique permettra de corriger le CSV avant le développement de symptômes importants.